Lucie Dérangé


Age : 18 Inscrit le : 09 Sep 2007 Messages : 119 Localisation : Marseille, 1er.
 | Sujet: Platon - Gorgias Jeu 14 Aoû - 12:25 | |
| Et voici Gorgias, de Platon. Il n'y a pas beaucoup de notes, mais j'ai voulu résumer l'essentiel.
Platon Gorgias
Dialogues entre Socrate et Gorgias, un orateur.
Socrate veut connaître l’objet sur lequel porte la rhétorique. Selon Gorgias, c’est « le pouvoir de convaincre ». Mais d’autres arts le font aussi (ex de l’arithmétique), rétorque Socrate. La conviction porte donc sur toutes les questions où il faut savoir ce qui est juste et injuste. Mais l’orateur n’est pas l’homme qui fait connaître, car la conviction ici tient à la croyance, non pas à la connaissance. Devant les ignorants, la rhétorique a l’air d’en savoir plus que les connaisseurs, affirme Gorgias. Mais pour parler du juste et de l’injsute, elle doit posséder une certaine connaissance, lui fait reconnaître Socrate. Pour cela, l’orateur doit être un homme juste. Ceci contredit ce que dit Gorgias : l’orateur ne peut donc pas être injuste, en parlant de choses qu’il ne connaît pas. Pour Socrate, la rhétorique n’est pas – comme le pense Gorgias – un art, mais un savoir-faire. Elle fait partie de la flatterie, c’est la contrefacçon d’une partie de la politique et elle est mauvaise. La politique est l’art qui s’occupe de l’âme. Dans un dialogue avec Polos, par la suite, Socrate en vient à dire qu’il vaut mieux subir une injustice que de la commettre. Car en commettant une injustice, on est puni. Pour lui, l’être doté d’une bonne nature morale est heureux et l’être injuste et méchant est forcément malheureux. Pour Polos, le coupable qui n’est pas puni sera heureux. Mais pour Socrate, celui qui punit commet une action juste. Or le juste est toujours beau. Donc le fait de subir sa punition est beau. On délivre ainsi l’âme de son mal, le pire des maux. L’application de la justice est, pour Socrate, « une médecine pour la méchanceté de l’âme ». La rhétorique ne peut être utile, selon lui, qu’à « mettre en lumière les injustices qu’on a commises et se trouver ainsi délivré du pire des maux, l’injustice ». A Calliclès d’intervenir...Pour lui, être supérieur, être meilleur et être plus fort, c’est pareil. Socrate lui fait dire que les lois établies par la masse sont les lois des hommes supérieurs. Elles sont donc belles conformément à la nature. Or la masse estime que commettre l’injustice est plus vilain que de la subir. Cette assertion est donc vraie d’après la nature. Calliclès affirme par la suite que l’homme meilleur que les autres doit avoir plus de choses qu’eux. Il définit ce genre d’homme comme « des hommes intelligents, qui savent s’occuper des affaires de la cité et qui sont courageux ». Pour lui, il ne faut pas réprimer ses passions mais les assouvir par tous les moyens. C’est cela la vertu, pour Calliclès. L’homme qui n’a besoin de rien ne peut donc pas être heureux – sinon, les cadavres, les pierres seraient heureux, ce qui est absurde. Socrate cherche à lui démontrer qu’il a tort, que l’homme dont la vie est ordonnée est plus heureux. Il lui fait reconnaître que le besoin et le désir sont des états pénibles, que l’agréable est différent du bien. Il faut faire l’agréable en vue du bien. L’agréable nous fait plaisir, le bien nous rend bons. Il essaie de convaincre Calliclès qu’aucun orateur n’a réellement rendu meilleurs les citoyens par ses discours : il leur fait juste plaisir. Le bon orateur doit chercher à mettre de la justice dans l’âme des citoyens. Or il semble que tous les orateurs d’Athènes (Périclès, Miltiade, Thémistocle...) ont été condamnés, exilés par le peuple. Ils n’ont donc pas introduit la justice dans l’âme des Athéniens et n’étaient donc pas de bons orateurs. S’en suit l’évocation d’un mythe, sur le jugement après la mort, pour montrer à Calliclès que presque tous les hommes dans l’Hadès se trouvent chez les tyrans, les rois, les chefs, et chez tous les hommes qui ont eu une action politique. Mais il existe des hommes puissants et bons. Ces hommes-là méritent d’être admirés. « Car, vivre une vie de justice, quand la possibilité d’agir sans justice est grande, est une chose difficile », selon Socrate. Tout homme ne doit pas faire semblant d’être bon, mais l’être réellement, en privé comme en public. Un homme coupable de quelque chose doit être puni, pour être rendu meilleur. « Qu’on se serve de la rhétorique en cherchant toujours à rétablir le droit ». |
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