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Sanâa Trimeur


Age : 19 Inscrit le : 11 Sep 2007 Messages : 39 Localisation : sur son lit
 | Sujet: Colle 1 Sam 19 Juil - 8:17 | |
| Vous allez devoir me supporter encore une année... Voici donc le début du vocabulaire de la colle d'éco number one !
Ceinture protectrice (I.Lakatos) : Elle appartient à l'heuristique négative. C'est une série d'hypothèses falsifiables, qui servent à amortir les problèmes de réfutation du noyau dur. Exemple: les diffèrentes hypothèses de la concurrence pure et parfaite.
Rappel : Lakatos parle de « programmes de recherche ». Un programme de recherche est une structure composée de : • un noyau dur : Un noyau théorique dur, protégé de toute falsification par une ceinture d’hypothèses auxiliaires. C'est l'ensemble des hypothèses non modifiables et non modifiables du point de vue de ceux qui adhèrent à la recherche, c'est l'ensemble des manières de faire de la science, sur lesquelles on s'accorde. Lakatos appelle ceci l’«heuristique négative ». • une ceinture protectrice Exemple : La théorie héliocentrique de Copernic est un programme de recherche dont le noyau dur est l’hypothèse que les planètes tournent autour du Soleil sur des orbites circulaires. Certaines observations sur le mouvement des planètes étaient contradictoires avec la théorie, mais celle-ci a été protégée de cette falsification par l’introduction des épicycles circulaires.
Conjecture (K.Popper) : Pour Popper, la démarche de conjecture et de réfutations permet de faire croître les connaissances scientifiques. C'est une hypothèses, un postulat. La proposition « tous les cygnes sont blancs » est une conjecture scientifique.
Coupure épistémologique (G.Bachelard) : Concept qui met l'accent sur la diffèrence de nature entre la connaissance non scientifique et la connaissance scientifique. La coupure intervient à deux niveaux: dans l'histoire de chaque science elle marque le passage entre des conceptiond pré-scientifiques et des conceptions scientifiques (les oeuvres de Galilée et de Newton marquent ainsi une coupure épistémologique en astronomie et en physique) dans la vie sociale, elle marque l'opposition entre connaissance ordinaire et connaissance savante. La connaissance scientifique s'oppose à l'opinion, à la doxa, au sens commun/ La majorité des sociologues contemporaines considèrent que la rupture avec la connaissance ordinaire constitue un préalable de la démarche sociologique. On parle parfois de rupture épistémologique.
Empirisme : Démarche qui consiste à partir des faits pour découvrir leur rationalité. Les empiristes (F.Bacon, J.Locke, D.Hume) considèrent que seule l'expérience permet d'accéder à la connaissance scientifique. Les connaissances naissent des perceptions, de l'observation. Il y a donc un primat des faits. Cela conduit l'empirisme à négliger les théories et les concepts.
Epistémologie : Théorie de la science en général, i.e la théorie qui essaie de définir les fondements, les méthodes, les objets et les finalités de la science. Cours: L'épistémologie peut s'entendre sous 2 sens: au sens large, théorie de la connaissance ('epistémé' en grec = la connaissance) dans un sens plus restreint, théorie d'une forme particulière de la connaissance : la connaissance scientifique C'est une réflexion sur les conditions de validité du discours scientifique.
Epistémologie concordataire (G.Bachelard) :Conception qui consiste à trouver une articulation entre le rationalisme et l'empirisme. De même qu'un concordat organise la cohabitation entre l'Eglise et l'Etat, l'épistémologie concordataire refuse à la fois « le rationalisme vide » et l' « empirisme décousu » et fait donc cohabiter la tradition empiriste, et la tradition rationaliste.
Rappel (wikipedia) : Dans son ouvrage Le nouvel esprit scientifique, Gaston Bachelard opère un dépassement du débat empirisme/rationalisme, tout comme Karl Popper, deux auteurs que l'on oppose parfois. Pour Bachelard, le matérialisme rationnel se trouve au centre d'un spectre épistémologique dont les deux extrémités sont constituées par l'idéalisme et le matérialisme. Dans son œuvre, Bachelard se livre à une critique sévère de l'inductivisme et de l'empirisme. Le fait scientifique est construit à la lumière d'une problématique théorique. La science se construit contre l'évidence, contre les illusions de la connaissance immédiate. C'est en ce sens que Bachelard parle d'une « philosophie du non ». L'accès à la connaissance comme l'histoire des sciences est donc marquée par une « coupure épistémologique », qui opère une séparation avec la pensée pré-scientifique. Produire des connaissances nouvelles, c'est donc franchir des « obstacles épistémologiques », selon l'expression de Bachelard qui parle aussi de rupture épistémologique. Pour Bachelard, toute connaissance est une connaissance approchée : « Scientifiquement, on pense le vrai comme rectification historique d'une longue erreur, on pense l'expérience comme rectification de l'illusion commune et première. » Bachelard plaide pour une épistémologie concordataire. Il considère qu'il faut dépasser l'opposition entre empirisme et rationalisme : « Pas de rationalité à vide, pas d'empirisme décousu ». L'activité scientifique suppose la mise en œuvre d'un « rationalisme appliqué » ou d'un « matérialisme rationnel. »
Gnoséologie : wikipedia : La gnoséologie recouvre la traduction exacte de l'anglais epistemology. En effet, cette branche de la philosophie vise à établir « les conditions, la valeur et les limites de la connaissance », selon la définition donnée par Van Riet. La gnoséologie apparaît souvent comme un axe transversal d'études sur des thèmes divers portant sur la connaissance humaine. Cependant, à la différence de la critique, elle n'aborde pas de « l'intérieur » les limites du connaissable, mais cherche à décrire de « l'extérieur » les processus d'acquisition et d'élaboration de la connaissance.Très proche de l'épistémologie, elle est souvent confondue avec elle. On parle parfois de la gnoséologie comme théorie de la connaissance.
Heuristique négative et heuristique positive (I.Lakatos) : Un programme de recherche est une strucutre qui guide la recherche de façon positive et négative: -heuristique négative: protection d'un noyau dur - heuristique positive: compléter le noyau dur |
|  | | Pierre Blond

Age : 18 Inscrit le : 08 Sep 2007 Messages : 415 Localisation : Juste derrière vous
 | Sujet: Re: Colle 1 Sam 19 Juil - 13:06 | |
| | Sanâa a écrit: | | Vous allez devoir me supporter encore une année... |
Ils savent pas ce qu'ils perdent les Sciences Posiens... rebienvenue parmi nous Sênê ! (t'y auras eu droit deux ans)  |
|  | | Lucie Dérangé


Age : 18 Inscrit le : 09 Sep 2007 Messages : 119 Localisation : Marseille, 1er.
 | Sujet: Re: Colle 1 Jeu 31 Juil - 17:33 | |
| Et voici la troisieme colonne ...
• Capital humain : Concept invente par Th. Schultz et popularise par G.Becker dans les annees 60. C’est l’ensemble des connaissances, des savoir-faire acquis par un individu et lui permettant d’ameliorer son efficacite productive. C’est un stock qui peut s’accroitre ou diminuer. Il est immateriel (compose d’aptitudes innees et d’acquis mentaux) et inseparable de la personne de son detenteur. Ce qui peut avoir un impact sur le capital humain : la formation et la sante.
• Coefficient budgetaire : Rapport d’une categorie de depenses au total des depenses de consommation. Quand la consommation totale augmente, la structure de la consommation evolue ce qui se traduit par une evolution des coefficients budgetaires.
• Consommation ostentatoire : Consommation dont le but est de signifier aux autres la position sociale de l’individu qui la realise. Elabore par l’economiste et le sociologue americain Th.Veblen.
• Economie du bien-etre : Courant d’analyse qui considere que l’intervention de l’Etat dans l’economie est legitime des lors qu’il s’agit de pallier les consequences d’une imperfection du marche (monopole, effets externes..). Approche qui etudie aussi les criteres d’une redistribution des revenus qui rapprocherait la situation economique de l’optimum. Cf L’economie du bien-etre de A.C.Pigou
• Effet d’imitation : Le consommateur determine sa consommation par comparaison avec un groupe social de reference. Quand son revenu s’eleve, un menage a tendance a adopter le modele de consommation des categories plus favorisees que lui. Ceci explique que l’on n’ait pas observe de baisse significative de propension a consommer de long terme avec l’augmentation du revenu reel dans l’apres-guerre, comme le laissait prevoir la loi psychologique fondamentale de Keynes.
• Equite : Est equitable un comportement ou une situation conforme a la justice. Il faut pour cela expliquer le principe de justice sociale auquel on se refere quand on parle d’equite. Ne pas confondre avec egalite, meme si les deux mots ont la meme etymologie.
• Filiere inversee : Selon J.K.Galbraith, c’est la capacite de la grande entreprise a « exercer une action sur les prix auxquels elle vend et auxquels elle achete » et a « manoeuvrer le consommateur pour qu’il achete aux prix dont elle est maitresse ». La maitrise des prix et le conditionnement du consommateur sont indispensables a la planification de la production et des ventes de la grande entreprise.
• Justice sociale : Il existe divers « principes de justice » au regard desquels telle ou telle situation sera jugee socialement juste ou injuste. « Tous les hommes sont d’avis que le juste consiste dans une certaine egalite » selon Aristote. Reste a savoir quelle egalite : devant la loi ? egalite des chances ? des situations ?... Ex ; theorie de la justice de J.Rawls : droit egal pour tous aux libertes de bases et inegalites sociales doivent etre attachees a des positions ouvertes a tous. -Pour Hayek, l’idee de justice sociale est vide et constitue un mirage. - Pour A.Sen, il faut tenir compte des capabilites (ne pas attribuer le meme revenu a un individu valide et a un handicape).
• Loi d’Engel : « la part relative des depenses alimentaires dans la consommation diminue lorsque le revenu augmente ». Il s’est pour cela appuye sur les budgets des familles ouvrieres. Deuxieme loi : la part des depenses consacrees aux vetements est a peu pres la meme quel que soit le revenu Troisieme loi : le pourcentage des depenses relatives a l’habitation est invariante quel que soit le revenu Quatrieme loi : la part des depenses diverses augmente avec le revenu.
• Loi psychologique fondamentale : Postulat formulé par Keynes qui exprime « qu’en moyenne, les hommes tendent a accroitre leur consommation a mesure que leur revenu croit, mais non d’une quantite aussi grande que l’accroissement du revenu ».
• Patrimoine : C’est l’ensemble des actifs financiers et non financiers detenus par un agent economique a un moment donné. On distingue le patrimoine brut ou l’ensemble des biens et des creances detenues par l’agent et son patrimoine net (patrimoine brut diminué des dettes).
• Pauvreté : Plusieurs definitions : - approche monetaire : etat des individus ou menages dont le revenu ou les depenses sont inferieurs a un seuil de pauvrete. Dans les pays de l’UE le seuil de pauvrete monetaire est relatif : il correspond a 50 % du revenu median. - Approche en termes de pauvrete humaine ou sociale : comprendre non seulement l’alimentation, le vetement et l’habitat mais aussi la sante, l’education, l’acces a l’eau. L’indicateur de pauvrete humaine (IPH) du PNUD a ete cree dans les annees 90 sur la base de la theorie des capabilites developpee par A.Sen - Approches en termes d’exclusion : tenir compte du processus de desintegration sociale (ex : travail, comme vecteur de lien social).
• Propension marginale a consommer (PmC): Rappel : fonction de consommation keynesienne : C = c Y + Co Avec : Co = consommation autonome (quand Y est nul) et c : Propension marginale a consommer qui indique la proportion de l’accroissement supplementaire de revenu qui sera consacree a la consommation : c’est un rapport de variations : dC / dY. 0 < c < 1 Graphiquement, la PmC est la pente de la droite representant la fonction de conso.
• Redistribution horizontale : Elle opere des transferts de revenus entre des individus qui ont des situations sociales et qui peuvent appartenir a la meme strate de revenu primaire. Ex : transfert des actifs occupes vers les retraités. Les allocations familiales en sont aussi.
• Redistribution oblique : Elle reunit les principes des deux autres redistributions.
• Redistribution verticale : Elle s’opere entre des individus qui ont des revenus primaires inegaux. Les titulaires de revenus eleves paient des impots et des cotisations sociales pour assurer le versement de prestations aux titulaires de revenus faibles. Elle vise donc a reduire les inegalites de revenus.
• Regle de l’epuisement du produit : C’est une des composantes de la theorie neoclassique de la repartition des revenus. La remuneration des facteurs a leur productivite marginale epuise la totalite du produit, sans surplus ni deficit. Il n’y a donc pas de « profit pur », pas de remuneration des apporteurs de capital au-dela du taux d’interet. (voir equations compliquees difficiles a transcrire sur ordi...). Ceci signifie que l’entrepreneur recoit un revenu en contrepartie de son travail de direction (inclus dns la remuneration du travail), tandis que l’apport de capital qu’il effectue dans l’entreprise est remunere en fonction du taux d’interet.
• Rente differentielle : Theorie enoncee par D.Ricardo. La rente est le revenu des proprietaires fonciers. Pour Ricardo, il s’agit d’une rente differentielle : le prix du ble a tendance a s’accroitre avec la demande de ble et les proprietaires des terres les plus fertiles beneficient alors d’une rente. Le proprietaire de la derniere terre mise en culture pour equilibrer l’offre et la demande sur le marche a une rente nulle.
• Repartition fonctionnelle : Elle decrit le partage du revenu global entre les differents facteurs de production (travail, capital, ressources naturelles). L’etude du partage de la valeur ajoutee releve de la repartition fonctionnelle des revenus. Les revenus percus par un individu peuvent resulter de plusieurs facteurs de production.
• Repartition personnelle : Elle concerne le partage de la masse totale des revenus entre des individus sans les differencier autrement que par le niveau de leur revenu. Elle fait abstraction du role et de la place des agents economiques dans la societe et donc de la nature des revenus qu’ils percoivent. Mais elle permet de mesurer les caracteristiques globales de la repartition et de calculer les parametres de tendance centrale et de dispersion de la distribution des revenus.
• Repartition sociale : C’est une approche qui analyse la repartition des revenus par groupes d’agents economiques presentant une certaine homogeneite sociale (par ex : etudier la repartition des revenus par professions et categories socioprofessionnelles).
• Revenu de transfert : Revenu qui ne provient pas d’une participation directe ou indirecte a l’activite productrice. Peut resulter : - d’une redistribution organisee par les APU (prestations sociales) - de mecanismes de transferts prives (ex : au sein de la famille) - de mecanismes de transferts prives entre residents et non-residents (travailleurs immigres, dons des organisations non gouvernementales) - de transferts internationaux publics (par ex aide publique au developpement)
• Revenu permanent : Theorie elaboree par M.Friedman et F.Modigliani. Elle distingue au sein du revenu une composante permanente et une composante transitoire : Y = Yp + Yt Le revenu permanent (Yp) est la valeur actualisee des flux de revenus passes et des flux de revenus anticipes. Le revenu transitoire (Yt) est lie aux variations non anticipees du revenu (maladies, accidents...).
• Revenu primaire : C’est le revenu percu en contrepartie d’une contribution a la production.
• Theorie du cycle de vie : Elle decrit le comportement de consommation et d’epargne d’un individu qui cherche a maintenir une consommation courante au cours de sa vie. Pour cela, il s’endette quand il est jeune, epargne a l’age adulte pour rembourser ses dettes et constitue un patrimoine qu’il consomme quand il est vieux. Cette hypothese formulee par A.Ando et F.Modigliani (en 63) a remis en cause la fonction de consommation keynesienne. En effet, cette hypothese fait de la consommation courante une fonction du revenu courant mais aussi des revenus anticipes sur le cycle de vie et du taux de depreciation du futur (soit un taux d’actualisation subjectif. Plus ce taux est eleve plus le niveau d’epargne sera faible). |
|  | | CamilleA Touriste

Inscrit le : 07 Oct 2007 Messages : 16
 | Sujet: suite Ven 1 Aoû - 8:13 | |
| Et voici la seconde colonne! je n'ai pas suivi l'ordre de la liste mais celui de l'aide mémoire (plus ou moins). Bonne suite de vacances.
Comptabilité nationale La CN présente les relations économiques entre les différents agents d’une économie pour quantifier et synthétiser ces relations dans un cadre comptable. Elle décrit la production et la circulation des richesses. Née ap. guerre, diverses évolutions et harmonisations comme le SEC 95 (Système Européen de Compte). Auj. l’INSEE prend L’année 2000 comme référence.
FLUX / STOCK : variation annuelle d’une grandeur comptabilisée sous forme monétaire / accumulation
PRODUCTION : Création de biens ou services qui s’échangent sur un marché et/ou nécessitent l’usage de facteurs de production s’échangeant sur le marché. RQ : - production marchande quand le prix d’un bien ou d’un service est économiquement significatif et couvre au moins 50% de son coût de production. Elle est évaluée au prix de base (prix reçu effectivement par le producteur et non prix de marché = prix de vente au consommateur). - production non-marchande quand un service est gratuit ou vendu à un prix non économiquement significatif qui recouvre moins de 50% de son coût de production. Elle est évaluée par son coût de production. Ex : APU
UNITE INSTITUTIONNELLE : Centre de décision autonome dans l’exercice de sa fonction principale. Ex : un ménage décide de sa consommation, une entreprise de sa production. C’est l’élément de base en CN.
SECTEUR INSTITUTIONNEL : Il regroupe les unités institutionnelles ayant un comportement économique similaire sur la base de leur statut public/privé, leur fonction économique principale, la résidence, le caractère marchand ou non de leur production. Il existe 6 SI.
Classement des opérations :
OPERATIONS SUR LES PRODUITS : Elles concernent la création et l’utilisation des biens et services marchands ou non-marchands. Les relations entre les diverses activités productives sont synthétisées dans le TES (Tableau Entrées-Sorties. Rq : le TES est un outil de prévision des conséquences marcoéconomiques de décisions privées ou publiques. Il se base sur l’interdépendance des différentes branches (ens. d’unités de production homogènes) d’une économie.
OPERATIONS DE REPARTITION : Elles décrivent d’une part l’origine, la distribution et l’utilisation finale des revenus primaires issus de la production et d’autre part la redistribution des revenus de transfert. Elles sont détaillées pour chaque SI dans le TEE (Tableau Economique d’Ensemble).
OPERATIONS FINANCIERES : Elles comprennent d’une part l’évaluation des moyens de paiement acquis ou cédés par les agents, en contrepartie des opérations sur les produits ou des opérations de répartition ; d’autre part les opérations financières de créances et de dettes entre les agents (emprunts, titres). Elles sont synthétisées dans le TOF (Tableau des Opérations Fincières).
CONSOMMATION INTERMEDIAIRE : (CI) C’est l’utilisation d’un produit au cours du processus de production. Ex : le bois (matière première) pour construire la niche de Mais-dort.
CONSOMMATION FINALE : Recouvre la consommation des ménages et celle des administrations supposées consommer les services non-marchands qu’elles produisent. Rq : on distingue la CF individualisable et la CF effective.
FBCF : La Formation brute de capital fixe correspond à l’investissement matériel et à certains investissements immatériels type logiciel. La FBCF des ménages est limitée à l’achat de logement.
EQUILIBRE EMPLOIS-RESSOURCES de l’économie : Equilibre comptable qui résulte de la méthode de la comptabilité en partie double. Chaque opération est inscrite dans deux comptes, en ressources de l’agent qui reçoit un montant et en emploi de celui qui le dépense. la somme des emplois = la somme des ressources rq : chaque opération est comptabilisée d’un point de vue économique (achat d’un bien) et financier (créances ou dettes).
PIB : C’est un agrégat (grandeur synthétique qui mesure le résultat de l’activité économique pour l’économie nationale). Il mesure les richesses produites durant l’année par les unités institutionnelles résidentes.3 façons de le calculer : - somme des Valeurs ajoutées brutes(VAB=production-consommations intermédiaires) aux prix de marché ; PIB = VAB + impôts – subventions - somme des emplois finals moins les importations, toutes les richesses ont été utilisées à l’intérieur du pays ou au commerce avec le reste du monde; PIB = CF + FBC + X – M - somme des revenus primaires distribués dans l’économie pour rémunérer l’activité de production des agents ie somme des emplois inscrits dans le compte d’exploitation, donc c’est le partage de la valeur ajoutée entre les salariés, les entreprises et l’Etat. PIB = rémunération des salariés + EBE = impôts sur la production et les importations –subventions
REVENU NATIONAL BRUT : Le RNB (ex PNB) se définit comme le PIB sauf que l’on y ajoute les revenus primaires reçus du reste du monde ; on en retire les revenus versés au RDM. Rq : la différence entre RNB et PIB peut être très sensible dans les pays en développement du fait de l’importance des transferts de revenus avec le RDM (ex : rapatriement des dividendes par des filiales d’entreprises étrangères).
REVENU DISPONIBLE BRUT : Solde du compte de distribution secondaire du revenu. Pour les ménages, revenu disponible après impôts, utilisable pour la consommation et l’épargne. Pour les entreprises, profit non distribué après impôts.
VALEUR AJOUTEE : C’est la valeur nouvelle crée au cours du processus de production ie la différence entre la valeur de la production et la valeur des consommations intermédiaires. La valeur ajoutée brute (au prix de base) est le solde du compte de production. Elle est nette quand on retire la consommation de capital fixe nécessaire à la production (dépenses d’amortissement venant compenser l’usure normale du capital fixe).
PROFIT : Synonyme de bénéfice, c’est l’excédent des recettes d’une entreprise par rapport à l’ensemble de ses coûts de production et de distribution. Le profit est pur une fois rémunérés tous les facteurs de production y compris les capitaux propres et le travail de l’entrepreneur.
CAPACITE DE FINANCEMENT : Solde positif du « compte de capital » : l’épargne annuelle est excédentaire par rapport à l’investissement de cette période.
BESOIN DE FINANCEMENT : Solde négatif du « compte capital » (ou compte des acquisitions des actifs non-financiers) : l’investissement annuel est supérieur à l’épargne annuelle. Besoin de financement = dépenses de consommation et d’investissement – revenu
SALAIRE : Au sens strict, le salaire résulte d’un contrat de travail entre salarié et entreprise. C’est la rémunération allouée au travailleur lié à l’employeur par un contrat de louage de services ou de biens. En fonction de l’activité, on l’appelle traitement (fonction publique), solde (militaire), etc. Salaire brut = calculé avant cotisations sociales du salarié Salaire net = perçu par le salarié Ne pas confondre le salaire qui est un revenu avec le taux de salaire qui est un prix.
TAUX DE SALAIRE : Rémunération unitaire du travail : salaire horaire ou mensuel par ex. Noté w.
EXEDENT BRUT D’EXPLOITATION : L’EBE est le solde du compte d’exploitation. C’est la différence entre les ressources (VAB + subventions d’exploitations) et les emplois (rémunération de salariés + impôts indirects). En comptabilité nationale, il correspond au profit brut. Pour les ménages, EBE = Revenus mixtes.
TAUX D’AUTIFINANCEMENT : Capacité des entreprises à financer leur FBCF : elles doivent trouver des K si ce ratios est inférieur à 100% EB/FBCF Tx 2005 : 70,1%
TAUX DE MARGE : Part de la valeur ajoutée conservée par les entreprises ; elle diminue si la part des salaires augmente. EBE/VAB Tx 2005 : 30,2 %
TAUX D’EPARGNE : Pour les ménage, part épargnée du revenu disponible EB / RDB Tx 2005 : 14,9%
TAUX D’INVESTISSEMENT : Part de la richesse nationale investie FBCF / PIB Tx 2005 : 19,7 %
TAUX D’EXPORTATION : Part de la richesse nationale exportée X / PIB Tx 2005 : 26,1 % |
|  | | CamilleA Touriste

Inscrit le : 07 Oct 2007 Messages : 16
 | Sujet: Re: Colle 1 Ven 1 Aoû - 10:44 | |
| petit oubli...
REVENU : Part de la production qui revient au sujet économique individu ou collectivité comme rémunération de son travail et/ou fruit de son capital. Les grandes catégories du revenu sont le salaire, l’intérêt, le profit et la rente.
ps: oublie, avec un E, est un pain azyme ou une petite gaufre en forme de cornet |
|  | | Sanâa Trimeur


Age : 19 Inscrit le : 11 Sep 2007 Messages : 39 Localisation : sur son lit
 | Sujet: Re: Colle 1 Dim 3 Aoû - 8:59 | |
| Et voilà, on a tout ! Idéalisme : Conception illustrée notamment par Platon et Hegel, selon laquelle les idées ont une existence propre et sont premières par rapport aux réalités matérielles.
Matérialisme : Conception philosophique selon laquelle il existe une primauté de la matière sur l'esprit. Marx s'appuie sur ce concept à la fois dans ses travaux philosophiques sur le matérialisme dialectique et dans son analyse scientifique de l'histoire.
Matérialisme dialectique (Marx): Concept marxiste selon lequel on ne peut comprendre le réel dans sa totalité qu'en y découvrant des éléments contradictoires puis en opérant une synthèse de ces éléments pour en percevoir la dynamique. L'opposition entre prolétariat et bourgeoisie permet par exemple de comprendre le fonctionnement et les transformations du système capitaliste. ( La philosophie marxiste est donc hégélienne dans sa dimension dialectique, mais elle s'y oppose car Marx est matérialiste.)
Matérialisme rationnel (Bachelard, Le nouvel esprit scientifique) : A.M: Pour Bachelard, le matérialisme rationnel se trouve au centre d'un spectre épistémologique dont les deux extrémités sont constituées par l'idéalisme et le matérialisme. Il s'agit d'affirmer à la fois la possibilité d'accéder à une connaissance objective (bien qu'approchée) et le rôle actif du sujet dans la construction du savoir. Il met l'accent sur l'importance des problème scientifique. « La démarche scientifique réclame (...) la constitution d'une problématique. Elle prend son départ réel dans un problème, ce problème fut-il mal posé. »
Nominalisme: Au sens épistémologique, doctrine qui a pris naissance au Moyen Age à l'occasion de la querelle des universaux et qui considère comme inexistante les entités abstraites. Par exemple, le terme « beau » ne désigne pas une essence de la beauté, mais n'est rien d'autre que le nom que l'on donne à un certain nombre d'objets auxquels on applique ce qualificatif. Le nominalisme s'oppose au réalisme platonicien. En sociologie, le nominalisme est la conception selon laquelle les concepts sont des noms que le sociologue attribue à des objets qu'il construit mais qui n'ont pas d'existence réelle. Par exemple, dans l'étude de la stratification sociale, on distingue la conception nominaliste et la conception réaliste des classes sociales.
Obstacle épistémologique (Bachelard): Pour Bachelard, la production de connaissance scientifique suppose toujours le franchissement d'un obstacle. Cet obstacle réside notamment dans les connaissances premières, dans l'illusion du donnée, dans l'opinion dominante. Accéder à des connaissances nouvelles, plus pertinentes et dotées d'une plus grande portée heuristique, suppose donc de changer de point de vue sur ce qu'est le réel et sur les modes d'accès à la connaissance.
Positivisme : Doctrine philosophique, initiée notamment par Auguste Comte, qui considère que la science doit avoir comme objectif l'observation des faits et la description des régularités qui caractérisent ces faits.
Positivisme logique : A.M: (ou empirisme logique), désigne les conceptions développés par le Cercle de Vienne (Carnap, Wittgenstein, Russel). Les membres du Cercle de Vienne ont pour préoccupation commune de s'opposer à l'irrationalisme et aux conceptions métaphysiques. Volonté de partir des faits et non d'idées a priori. Volonté de rigueur et de clarté dans le langage. Une formule de type « il y a un Dieu » est dénuée de sens pour le positivisme logique. Les seuls énoncés dotés de sens sont ceux qui peuvent être soumis à une analyse logique et être rammenés à des énoncés plus simples portant sur le « donné empirique ».
Programme de recherche scientifique (Lakatos): Critique du concept de paradigme. Pour Imre Lakatos, un programme de recherche scientifique se compose: d'un noyau dur (ensemble de proposition qui ne sont pas soumises à réfutation) d'une heuristique positive (qui indique les champs et les objets de recherche) et d'une heuristique négative (qui exclut certaines voies de recherche). Un programme de recherche est plus large qu'une théorie ou qu'un modèle. Lakatos prend l'exemple du programme de recherche newtonien qui a servi de cadre à un grand nombre de travaux. Un programme de recherche n'est jamais abandonné sur la seule base d'une réfutation de telle ou telle proposition. Par contre, L. distingue les programmes de recherches progressifs (qui produisent des résultats, interrogations nouveaux) et les programmes de recherches régressifs (dont la fécondité heuristique s'épuise). Plusieurs programmes de recherche peuvent coexister durablement (s'oppose à la conception de Kuhn).
Querelle des universaux : A.M: Elle oppose les philosophes du Moyen-Age. Les « universaux » désigne les concepts généraux comme « homme », « beauté », « cheval »... Pour certains philosophes, qui se réclament de Platon et qui adoptent un point de vue réaliste, par exemple Bernard de Clairvaux, ces universaux ont une existence réelle distincte de l'existence des objets particuliers qu'ils désignent ; ils appartiennent au monde des idées. Pour d'autres (comme Abélard), les universaux ne sont rien d'autre que les noms par lesquels les hommes désignent ce qu'ils observent : on parle alors d'une conception nominaliste.
Rasoir d'Occam : La règle du rasoir d'Occam a été énoncée par le franciscain Guillaume d'Occam au XIVème siècle. Elle s'énonce généralement ainsi: « On ne doit pas admettre plus d'entités que ce qui est absolument nécessaire ». Il s'agit d'éliminer ( découper comme au rasoir) les hypothèses ou les concepts qui ne sont pas strictement nécessaire à une démonstration. La règle du rasoir d'Occam manifeste la volonté de construire des connaissances positives, elle s'oppose aux approches métaphysiques de la connaissance médiévale. Son application reste aujourd'hui une composante de la vigilance épistémologique.
Rationalisme : En philosophie des sciences, conception selon laquelle les connaissances découlent de l'exercice de la raison. Descartes considère par exemple, que la conduite logique de la pensée permet de déduire des propositions vraies à partir de connaissances a priori qui ont la force de l'évidence. S'oppose à l'empirisme.
Rationalisme critique : Conception défendue notamment par Karl Popper, selon laquelle il est impossible de donner un fondement certain aux connaissances scientifiques. Les connaissances scientifiques sont des conjectures dont la validité est soumise en permanence à la critique. Le libre exercice de la raison, le débat scientifique permettent de faire progresser notre connaissance scientifique. Les théories qui résistent aux épreuves de réfutation voient leur degré de vérissimilitude (j'adore ce mot) s'élever et la connaissance scientifique progresse. Le rationnalisme critique s'oppose à la fois à l'inductivisme et au positivisme.
Réalisme : En un premier sens, conception (défendue notamment par Platon) selon laquelle les idées abstraites existent réellement, le monde sensible ne constituant qu'une manifestation imparfaite du monde des idées (cette conception s'opoose au nominalisme dans le cadre de la querelle des universaux). En un second sens, conception épistémologique selon laquelle il est légitime et nécessaire de s'interroger sur la valeur de vérité d'une théorie en la confrontant avec une réalité qui existe objectivement. Les théories doivent donc rendrent compte du réel, elles ne sont pas de simples conventions choisies pour leur commodité ou leur élégance formelle. Le réalisme épistémologique s'oppose aux conceptions selon lesquelle il n'existe pas de réalité objective indépendante des théories et/ou de moyen de juger de la conformité d'une théorie à la réalité.
Réfutationnisme (Popper): Conception épistémologique selon laquelle le propre du discours scientifique est de produire des propositions réfutables (ou falsifiables). Popper rejete la conception vérificationniste. Le fait d'avoir vérifier une proposition au moyen d'une expérience ou d'une observation ne permet pas d'établir la vérité de cette proposition. Par exemple, le fait d'avoir vérifié par l'observation qu'un grand nombre de cygnes sont blancs ne permet pas de considérer la proposition « tous les cygnes sont blancs ». Par contre, l'observation d'un seul cygne noir permet de réfuter cette proposition. Pour Popper, les scientifiques doivent donc travailler à produire des conjectures audacieuses et les soumettre à la réfutation. Rupture avec le positivisme. Pour Popper, une proposition scientifique ou une théorie sont toujours provisoires. Il n'existe pas de vérité définitive. Le débat scientifique et les controverses jouent un rôle essentiel dans le progrès de nos connaissances. On distingue souvent le réfutationnisme naïf (Popper) selon lequel un seul test négatif (expérience crucial) suffit à réfuter une proposition et le réfutationnisme sophistiqué (Lakatos) selon lequel un grand nombre de tests négatifs sont nécessaires.
Révolution scientifique (Kuhn): Période de crise au cours de l'histoire d'une discipline scientifique, marquée par la remise en cause du paradigme jusque-là dominant et par l'émergence, à travers des controverses, d'un nouveau paradigme dominant. Pour Kuhn, l'histoire des science est marquée par l'alternance de périodes de science normale et de périodes de révolutions scientifiques. |
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